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Etude expresse Education artistique et culturelle et Départements

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Éducation & enseignement artistique

Etude expresse Education artistique et culturelle et Départements

Dans le cadre de sa participation au groupe de travail ministériel Education Artistique et Culturelle, Culture et Départements a remis le 9 avril 2010 la synthèse du sondage effectué auprès de 19 % des Départements français (métropole et outre-mer) qui ont bien voulu répondre au questionnaire succinct transmis en février 2010.

L'Education artistique et culturelle, un élément fort des politiques publiques départementales

95 % des Départements sondés ont répondu positivement à la question « l’éducation artistique et culturelle est-elle élément de votre politique départementale » mais seuls 53% reconnaissent l’existence d’une délibération spécifique. Un pourcentage qui correspond à celui faisant mention de l’existence d’une convention avec d’autres collectivités publiques et notamment l’Etat (53%). Les dates des délibérations s’échelonnent entre 2002 et 2006.

Pour 68%, les actions d’éducation artistique et culturelle sont transversales entre le domaine de la culture et le domaine de la jeunesse et de l’éducation mais toujours à l’initiative de la culture (100%). 6% des Départements déploient une transversalité plus

importante, le domaine alors mentionné étant l’environnement. Enfin, 50% des Départements ayant répondu s’appuient sur un outil départemental alors que seuls 27% en disposent en France, ce qui rejoint l’étude conduite par Marie-Christine Bordeaux en Savoie : pour assurer la fonction de médiation, « elle note l’intérêt d’un opérateur tiers (Addm, Odac) délégué par le Département, un organisme vivant qui présente des avantages : Il joue une fonction d’altérité pour développer des points de vue nouveaux, cela crée un système de type « plateforme » plutôt que de type « chef de file » ; il permet de relier, mettre en réseau, confronter, former conjointement ; il contribue à l’analyse et à la construction des politiques en créant un espace autonome de médiation »1.

Sans surprise, de par la compétence obligatoire départementale, les actions d’éducation artistique et culturelle sont majoritairement fléchées en direction des collèges (100%) mais demeurent fortes dans le primaire (58%). Deux raisons peuvent expliquer cette implication : le lien, d’une part, ancien et fort avec les Inspections académiques et d'autre part la fonction de proximité voire de redistribution qu’entretiennent les Départements avec les communes et les territoires infradépartementaux2. En revanche, seuls 26% des Départements revendiquent une action en direction des lycées, champ de compétence obligatoire des Régions et symptôme d’une coopération publique encore bien imparfaite.

 

La pratique artistique est l’orientation première des actions d’éducation artistique et culturelle des Départements, sans que pour autant les logiques d’accessibilité ou de découverte du(des) patrimoine(s) se situent en retrait. Dans le domaine des esthétiques et des disciplines, si le cinéma, en raison de dispositifs nationaux (Collège au cinéma, école au cinéma) est le champ le plus représenté, le théâtre et la danse demeurent un axe fort et représentatif des politiques publiques françaises. Il est à noter la faiblesse de l’éducation artistique et culturelle dans le domaine du cirque3 et de manière plus surprenante en musique, malgré des dispositifs nationaux, et en arts plastiques.

 

 

Un conventionnement Etat - Départements marqué mais une coopération publique limitée

53% des Départements questionnés signalent une convention avec L’Etat, représenté par les Rectorats et Inspections académiques et pour une très large part, les Drac (90%), résultat du cadrage interministériel issu du Plan Lang-Tasca. Ces conventions signées à partir de 2002 sont pour une large majorité triennale (70%) voire plus (10%) et une minorité annuelle (20%), preuve s’il en est d’un souhait partagé d’inscription dans la durée. Soulignons la faiblesse (Communes) voire l’inexistence (Régions) d’une coopération inter collectivités locales.

 

Ces conventions triennales font l’objet pour une part (63%) de Plans Départementaux d’Education Artistique et sont suivies, à défaut d’être évaluées, par des Comités de pilotage (74% des Départements en disposent), parfois complétés par des comités de suivis et/ou des groupes d’instruction. Des outils méthodologiques qui, même si le sondage effectué ne permet pas d’en évaluer efficacité et efficience, reflète le souhait d’une politique concertée et partagée.

 

Un engagement certain des Départements (et de l’Etat) … et ses limites

L’engagement politique des Départements en matière d’éducation artistique et culturelle se traduit bien évidemment par une forte implication financière. A partir des chiffres fournis et avec une forte disparité d’engagements, qu’ils conviendraient de rapprocher du nombre d’habitants et des budgets généraux de chacun, les dépenses cumulées des collectivités en ce domaine, ayant répondu au sondage, s’établissent à près de 12 millions d’euros pour un budget moyen de 702 000 € et une médiane, plus juste étant donnée les disparités constatées, de 461 000 €.

Pour autant, à la rubrique remarques, une rapide synthèse fait apparaître deux grandes lignes d’incertitudes :

- des signes de désengagement de l’Education nationale (financièrement et humainement) et notamment des Inspections académiques, résultat de la mise en œuvre de la RGPP et d’un tarissement des moyens ;

- des inquiétudes fortes des Départements, dans un contexte de Réforme des Collectivités locales et de la fiscalité locale, traduites par un recentrage sur leurs compétences obligatoires.

Et des questionnements qui demeurent :

- une distinction entre enseignements des arts et éducation artistique et culturelle pas toujours bien établie, acquise et lisible, notamment quand un lien avec les Schémas Départementaux d’Enseignements Artistiques est existant ;

- des conventions d’objectifs avec les établissements scolaires établies de manière sectorielle et verticale, négociées hors conventionnement Education Artistique et Culturelle :

- enfin, des questionnements quant à la place des artistes, des équipes et des institutions artistiques ;

 

François Pouthier

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SOURCES

[1] - DESCHAMPS (François) posté sur le site de Culture et Départements le 26/06/2008, in Pouthier (François), L’éducation artistique et culturelle : captiver plutôt que rendre captifs, Culture et Départements, septembre 2009.

2 – POUTHIER (François) : « Par son mode de scrutin cantonal, par son ancrage dans les mentalités citoyennes, par son implication dans la ruralité, le département s’affiche dans la proximité (…). La fonction de redistribution de crédits, de « cassette » (MOULINIER) demeure également dans les domaines de l’animation, des pratiques amateurs à la vie associative, et de l’éducation, en passant par les équipements. Les départements sont, avec des écarts de budgétaires de 1 pour 10, un des financeurs premiers des communes » in La décentralisation artistique et culturelle, mallette pédagogique Sceren-CDDP, 2007.

3 – Voir SOBOTA (HELGA), Une enquête pour Culture et départements : arts du cirque et Départements, février 2010.

Flash

PROFIL CHARGÉ(E) DE MISSION ORGANISATION DES ASSISES 2019

La FNADAC recherche un(e) chargé(e) de mission auto entrepreneur en capacité d’accompagner le montage de ses rencontres professionnelles en termes administratif et communicationnel.

Un contrat pour les missions suivantes serait proposé :

Contrat forfaitaire de janvier à novembre 2019 : préparation des Assises nationales des DAC – Rennes, 10 et 11 octobre 2019.

Assurer le suivi du montage des 5ème Assises Nationales des DAC organisées par la FNADAC en lien avec la Présidente de la FNADAC et en partenariat avec le groupe technique en charge de l’aspect logistique et technique basé en Bretagne, avec le groupe de pilotage composé de membres du CA de la FNADAC (Paris) et l’Observatoire des Politiques Culturelles (Grenoble).

Lieu des assises : Rennes, octobre 2019. Les dernières Assises nationales de DAC ont réuni plus de 500 participants en 2017.

Détails des missions :

* Le ou la chargée de mission aura en charge la gestion administrative et en partie technique des rencontres :

- interface administrative avec les intervenants (réservation des billets de transports, hôtels, taxis…).

- recherche de prestataires / éventuellement demande de devis, suivi prestataires (lieux, traiteurs, prestataires techniques / logistiques) en lien direct avec le groupe technique.

- prévoir et organiser la présence des différents intervenants en lien avec nos partenaires

- gestion opérationnelle des partenariats

- présence terrain lors de la manifestation (accueil, émargement, signalétique…), participation au suivi et mise en place des dispositifs logistiques

- coordonner le recueil de la « matière » utile au déroulé des assises (supports numériques et papiers…), veille documentaire autour des politiques publiques, relevé de bonnes pratiques, recueil des éléments des associations adhérentes.

- constitution d’un serveur accessible aux membres du comité de pilotage dès 2019 et archivage systématique des documents et du travail produits pour constitution d’une base de savoirs faire et d’archives en vue des prochaines éditions.

- A l’issue des Assises, rédaction du bilan, analyse de la fréquentation et coordination de la réalisation d’actes papiers ou numériques.

  • Le ou la chargée de mission participera également à la construction du contenu et des modalités interactives de fonctionnement des Assises. Sur ce dernier point en particulier, il pourra avoir une fonction d’éclaireur et de veille afin de renseigner le comité de pilotage sur des modalités d’animations innovantes.
  • Le ou la chargé(e) de mission aura en charge la partie communication de l’événement :

- relations publiques

- coordination des invitations et réservations

- conception, rédaction et diffusion du dossier de presse et des communiqués de presse en lien direct avec le comité de pilotage. Couverture médiatique de l’événement.

- coordination de tous les supports de communication - travail au développement des outils numériques : alimentation, mise à jour du site internet et mise en place et suivi d’une stratégie sur les réseaux sociaux, diffusion de l’information.

  • Le ou la chargée de de mission pourra aussi se voir attribuer des taches relevant de la vie courante de la fédération : préparation de CA, comptes rendus, organisation de rendez-vous.

Sur ce dernier point, dans le cadre de la professionnalisation de la fédération, le chargé de mission pourra se voir proposer une prolongation de son contrat au-delà de la date des assises afin d’aider la fédération dans sa structuration (missions de secrétariat, communication, recherche de partenariat, animation de la vie de la fédération, organisation de rencontres, etc).

La mise en œuvre des missions sera réalisée en lien direct avec le Président de la FNADAC et le comité de pilotage des rencontres professionnelles de l’association.

Compétences attendues :

- Aisance rédactionnelle

- maîtrise de l’outil informatique

- bonne connaissance des réseaux sociaux et du web

- assistance au montage et à la gestion de projet

- élaboration de dossiers de demandes de sponsoring et subventions

Savoir-faire :

  • Grande autonomie dans le travail
  • Anticipation
  • Capacité à alerter et rendre compte
  • Capacité à mener un projet dans un délai contraint
  • Initiative, réactivité et sens des priorités

Savoir être :

- fortes compétences relationnelles

- Capacité à fédérer et à gérer la multiplicité de partenaires et les différents niveaux d’information des partenaires et groupes de travail.

- diplomatie

Présence physique : 

Participation au comité de pilotage des assises, quelques CA de la FNADAC (Paris), présence lors des événements (frais de déplacement prise en charge en sus)

Condition de rémunération : auto entrepreneur sur forfait global payable au mois

11 mois de contrat forfaitaire payables sur factures réglementaires.

Critère de choix du candidat par la FNADAC : compétences/expérience/ montant forfaitaire proposé sur devis

DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 10 DECEMBRE 2018

Les candidatures sont à envoyer par mail aux deux adresses mails suivantes : deborah.copel@gmail.com

et carole.ziem@gmail.com avant le 11 décembre. Des entretiens auront lieu à Paris le 13 décembre (la date sera confirmée directement aux candidats retenus).

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