Politiques publiques de la culture

Rendre obligatoire un exercice partagé de la compétence culturelle

L’organisation territoriale de notre pays connaît des mutations politico administratives sans précédent depuis 1982 dans un contexte financier de réduction des budgets publics. Le(s) texte(s) discuté(s), en cours de discussion (Loi NOTRe) pose la suppression de la compétence générale pour les Régions et les Départements, le renforcement de l'intercommunalité et une réduction des compétences des Départements au profit des Régions et des Métropoles (Loi Maptam). Avec un choix à réaliser pour l'ensemble des collectivités: le repli de chacune sur ce que pourrait être son périmètre et ses compétences obligatoires, voire exclusives -ce qui favorise la concurrence- ou une capacité solidaire à s’inventer de « nouveaux mondes » plus complémentaires et mieux au service des personnes qui habitent nos territoires.

Le projet de loi NOTRe, présenté au Sénat le 16 décembre 2014, affirme le rôle des Départements comme la collectivité référente des solidarités humaines et territoriales. Avec le sport (et d'une certaine manière, le tourisme), la culture demeurerait une compétence

partagée. Cette notion juridiquement indéfinie pose certes une illimitation potentielle des compétences culturelles départementales. Toutefois, dans un contexte de réduction des finances publiques plus structurel que conjoncturel, cette compétence culturelle partagée risque bien soit de se révéler totalement optionnelle, soit d'engager une « vente à la découpe » arbitraire et inéquitable.

 

Or la culture n'est pas un secteur mais un domaine de l'intervention publique. A ce titre, au-delà d’une compétence partagée entre collectivités, Culture et Départements propose de rendre obligatoire un exercice partagé de la compétence culturelle, en l'inscrivant ainsi au cœur des politiques publiques de toutes les collectivités, y compris l'Etat cette dernière étant la première des collectivités. Nos collectivités auraient ensuite mission dans chaque espace régional à définir communément, sur des bases équivalentes, au sein d’instances prévues par la loi comme les Conférences Territoriales de l’Action Publique (CTAP), la manière dont ces compétences culturelles se déclinent en reconnaissant la diversité territoriale.

 

Des responsabilités, des compétences et des savoirs faire culturels départementaux.

 Une intersectorialité existante au bénéfice de la cohésion sociale

Plus de la moitié des Conseils généraux ont signé des conventions d’Education artistique et culturelle. Elles prennent en compte une généralisation de l’éducation artistique par des parcours du jeune de la petite enfance au collège, une attention spécifique à l’aménagement des rythmes scolaires et aux actions périscolaires par les enseignements et pratiques artistiques et culturelles. Dans leur implication de proximité comme dans leur rôle d’intercesseur entre primaire et secondaire, entre scolaire et jeunesse, les Départements jouent un rôle prépondérant dans les Projets Éducatifs de Territoire et dans des Schémas de services publics territoriaux. Preuve en est la territorialisation en marche via des contrats territoriaux d’éducation artistique et culturelle avec les EPCI.

De la même manière, les lois sociales instaurent l’accès aux cultures comme objectif national au même titre que l’accès au logement et à l’emploi. Il a été mis en lumière que les Départements sont l’échelon en capacité de porter cette intersection sociale et culturelle. Tous les Départements qui s’y sont investis soulignent comment la rencontre artistique génère déplacement, capacité de chacun à reprendre sens et identité et comment il est nécessaire au-delà de réparer individuellement -et l’on sait combien cela coûte- d’apprendre à vivre ensemble. D’autant que ces intersections ne sont pas isolées. Elles englobent des champs comme l’environnement ou l’emploi et renforcent l'efficacité, la complémentarité et l'innovation des actions publiques.

 

Une inter territorialité nécessaire à la « fabrique des territoires »

Les pratiques culturelles évoluent, les esthétiques se croisent et les mobilités technologiques et humaines transforment les rapports aux territoires de la culture. Accéder à la culture pour les personnes ne peut se limiter à une offre culturelle ou à une question d’équipements qu'ils soient intercommunaux, métropolitains ou de labels nationaux. Des assemblages inter personnels sont à réinventer entre artistes, opérateurs, habitants de nos territoires ruraux, rurbains, périurbains ou rurbains ; des articulations sont à régénérer entre ville et campagne d'autant que 95 % de nos concitoyens vivent dans un mode de vie périurbain. Une inter territorialité (et une « inter gouvernementabilité ») est à construire dans laquelle les Départements ont un rôle culturel prépondérant à jouer comme « pouvoir local intermédiaire » entre de vastes régions d’aménageurs spatiaux et des intercommunalités redéfinissant leurs contours territoriaux qui ne peuvent et ne doivent les enfermer. Engager des coopérations culturelles inter territoriales sont factrices d’échanges, d’enrichissement et plus prosaïquement de mobilité sociale, d’économie et d’emplois non délocalisables.

 

Des échanges inter culturels facteurs de citoyenneté

Afin d'éviter parcellisation, les Départements ont su produire une ingénierie culturelle territoriale basée sur des échanges inter culturels et inter personnels, du plus proche (communes et intercommunalités) au plus lointain (échanges européens et internationaux notamment au travers du FSE). Car la culture des personnes ne se limite pas aux frontières d'un territoire institué quelque soit sa taille ou ses moyens.

S'enfermer dans de « nouvelles frontières territoriales» génère de profondes iniquités, alors que les cultures garantissent une liberté à s’identifier et une capacité de vivre sa citoyenneté comme le fondent les démarches départementales sur la reconnaissance des droits culturels des personnes. Arts et culture ouvrent ainsi à une vision sensible du monde comme élément fondamentalement constitutif de la personne, autonome, responsable, capable de s’émanciper et de créer un vécu collectif et donc citoyen.

 

Les lois d'orientation territoriale de la République souhaitent apporter de la « rationalité » avec des compétences et des périmètres redéfinis. Culture et Départements revendique que, dans l’exercice obligatoire d’une compétence culturelle partagée, ces différentes lois apportent aussi du « souffle » ! Et à ce titre, la collectivité départementale est un des acteurs majeurs de l’innovation culturelle et artistique au service des solidarités humaines et territoriales et le niveau d’intercession le plus convaincant pour mener des politiques de proximité.

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Flash

PROFIL CHARGÉ(E) DE MISSION ORGANISATION DES ASSISES 2019

La FNADAC recherche un(e) chargé(e) de mission auto entrepreneur en capacité d’accompagner le montage de ses rencontres professionnelles en termes administratif et communicationnel.

Un contrat pour les missions suivantes serait proposé :

Contrat forfaitaire de janvier à novembre 2019 : préparation des Assises nationales des DAC – Rennes, 10 et 11 octobre 2019.

Assurer le suivi du montage des 5ème Assises Nationales des DAC organisées par la FNADAC en lien avec la Présidente de la FNADAC et en partenariat avec le groupe technique en charge de l’aspect logistique et technique basé en Bretagne, avec le groupe de pilotage composé de membres du CA de la FNADAC (Paris) et l’Observatoire des Politiques Culturelles (Grenoble).

Lieu des assises : Rennes, octobre 2019. Les dernières Assises nationales de DAC ont réuni plus de 500 participants en 2017.

Détails des missions :

* Le ou la chargée de mission aura en charge la gestion administrative et en partie technique des rencontres :

- interface administrative avec les intervenants (réservation des billets de transports, hôtels, taxis…).

- recherche de prestataires / éventuellement demande de devis, suivi prestataires (lieux, traiteurs, prestataires techniques / logistiques) en lien direct avec le groupe technique.

- prévoir et organiser la présence des différents intervenants en lien avec nos partenaires

- gestion opérationnelle des partenariats

- présence terrain lors de la manifestation (accueil, émargement, signalétique…), participation au suivi et mise en place des dispositifs logistiques

- coordonner le recueil de la « matière » utile au déroulé des assises (supports numériques et papiers…), veille documentaire autour des politiques publiques, relevé de bonnes pratiques, recueil des éléments des associations adhérentes.

- constitution d’un serveur accessible aux membres du comité de pilotage dès 2019 et archivage systématique des documents et du travail produits pour constitution d’une base de savoirs faire et d’archives en vue des prochaines éditions.

- A l’issue des Assises, rédaction du bilan, analyse de la fréquentation et coordination de la réalisation d’actes papiers ou numériques.

  • Le ou la chargée de mission participera également à la construction du contenu et des modalités interactives de fonctionnement des Assises. Sur ce dernier point en particulier, il pourra avoir une fonction d’éclaireur et de veille afin de renseigner le comité de pilotage sur des modalités d’animations innovantes.
  • Le ou la chargé(e) de mission aura en charge la partie communication de l’événement :

- relations publiques

- coordination des invitations et réservations

- conception, rédaction et diffusion du dossier de presse et des communiqués de presse en lien direct avec le comité de pilotage. Couverture médiatique de l’événement.

- coordination de tous les supports de communication - travail au développement des outils numériques : alimentation, mise à jour du site internet et mise en place et suivi d’une stratégie sur les réseaux sociaux, diffusion de l’information.

  • Le ou la chargée de de mission pourra aussi se voir attribuer des taches relevant de la vie courante de la fédération : préparation de CA, comptes rendus, organisation de rendez-vous.

Sur ce dernier point, dans le cadre de la professionnalisation de la fédération, le chargé de mission pourra se voir proposer une prolongation de son contrat au-delà de la date des assises afin d’aider la fédération dans sa structuration (missions de secrétariat, communication, recherche de partenariat, animation de la vie de la fédération, organisation de rencontres, etc).

La mise en œuvre des missions sera réalisée en lien direct avec le Président de la FNADAC et le comité de pilotage des rencontres professionnelles de l’association.

Compétences attendues :

- Aisance rédactionnelle

- maîtrise de l’outil informatique

- bonne connaissance des réseaux sociaux et du web

- assistance au montage et à la gestion de projet

- élaboration de dossiers de demandes de sponsoring et subventions

Savoir-faire :

  • Grande autonomie dans le travail
  • Anticipation
  • Capacité à alerter et rendre compte
  • Capacité à mener un projet dans un délai contraint
  • Initiative, réactivité et sens des priorités

Savoir être :

- fortes compétences relationnelles

- Capacité à fédérer et à gérer la multiplicité de partenaires et les différents niveaux d’information des partenaires et groupes de travail.

- diplomatie

Présence physique : 

Participation au comité de pilotage des assises, quelques CA de la FNADAC (Paris), présence lors des événements (frais de déplacement prise en charge en sus)

Condition de rémunération : auto entrepreneur sur forfait global payable au mois

11 mois de contrat forfaitaire payables sur factures réglementaires.

Critère de choix du candidat par la FNADAC : compétences/expérience/ montant forfaitaire proposé sur devis

DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 10 DECEMBRE 2018

Les candidatures sont à envoyer par mail aux deux adresses mails suivantes : deborah.copel@gmail.com

et carole.ziem@gmail.com avant le 11 décembre. Des entretiens auront lieu à Paris le 13 décembre (la date sera confirmée directement aux candidats retenus).

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