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Une enquête pour Culture et Départements : arts du cirque et départements

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Aménagement du territoire

Une enquête pour Culture et Départements : arts du cirque et départements

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Cette enquête, réalisée de juillet à décembre 2009, a été effectuée en collaboration avec Territoires de Cirque. Elle vise à évaluer la place du cirque dans les politiques départementales. Les 22 Conseils généraux et leurs agences associées qui ont répondu à l’enquête (afficher la cartographie) représentent 23 % de la population française.
 

1 - Principaux résultats de l'état des lieux

75 compagnies de cirque sont implantées dans ces départements soit un peu plus de 18 % des 415 compagnies du cirque recensées en 2008 par HorsLesMurs. Parmi ces compagnies, 9 sont conventionnées avec l’Etat (en 2005, 30 compagnies sont conventionnées avec l’État) et 24 disposent d’un chapiteau (en France, 90 compagnies au total possèdent un chapiteau en 2004). Parmi ces départements, deux sont dotés d’un pôle cirque (Ardèche

avec La Cascade à Bourg-Saint-Andéol et Côtes d’Armor avec Le Carré Magique à Lannion). L’équipement en structures spécifiquement dédiées aux arts de la piste est complété dans 7 départements par des lieux ou des dispositifs permanents de résidence, accompagnés le cas échéant par des actions de diffusion et de formation. Les modalités d’accueil en résidence proposées dans ces 9 départements concernent au total 60 compagnies chaque année.

Par ailleurs, une programmation cirque est régulièrement assurée dans une cinquantaine de lieux dont 9 scènes nationales, 5 scènes conventionnées et 1 CDN. La part des spectacles de cirque représente entre 10% et 25 % de la programmation pour la moitié de ces lieux et est inférieur à 10 % pour l’autre moitié. 15 festivals de cirque sont organisés dans 12 départements dont cinq avec un budget inférieur à 50 000 € et quatre avec un budget supérieur à 150 000 €. A cet égard, ils se situent plutôt dans une fourchette haute car en France seulement 21 % des festivals à dominante cirque ou rue disposent d’un budget qui excède 150 000 €. A ces 15 festivals spécialisés, s’ajoutent une trentaine de festivals pluridisciplinaires qui réservent une place au cirque. Pour un peu moins de la moitié d’entre eux, les spectacles de cirque représentent au moins 25 % de la programmation proposée.

Des dispositifs de diffusion itinérante de cirque sous chapiteau existent de façon permanente dans quatre départements (Lozère en lien avec le pôle cirque Languedoc Roussillon, Gironde dans le cadre du Réseau Itinérances, Doubs et Essonne grâce à l’action d’une compagnie de cirque) et de manière plus occasionnelle dans quatre autres départements à l’initiative de compagnies.

Globalement, on relève que 13 départements sur 22 disposent d’un lieu et/ou d’un festival dédié au cirque. Aucune corrélation particulière ne peut être mise en évidence avec la taille de population ou le caractère plus ou moins urbain ou rural des départements en question. De même, le lien entre le niveau de structuration atteint et l’importance ou la qualité des compagnies présentes sur le territoire ne s’impose pas non plus de manière probante.

Une formation professionnelle est assurée dans quatre départements (Ardèche, Doubs, Gironde en Haute-Savoie). Quant à la formation des amateurs, elle est proposée dans quasiment tous les départements, majoritairement à l’initiative de structures associatives, de MJC ou de compagnies, mais aussi, d’établissements d’enseignement artistique classés ou agréés ou de pôles cirque.

Dans le domaine du cirque, des actions d’éducation artistique et culturelle en milieu scolaire sont menées dans la moitié des départements. Même si les collégiens sont plus particulièrement visés, dans plusieurs départements ces actions concernent également les écoles primaires et les lycées.

2 - Place des arts du cirque dans les politiques culturelles départementales

Si un seul Département déclare mener une politique spécifique en faveur des arts du cirque (l’Ardèche), six autres départements s’inscrivent dans une dynamique d’aide au développement de cette discipline (Côtes d’Armor, Doubs, Lozère, Haute-Savoie, Territoire de Belfort, Essonne). A l’exception de trois départements, tous les départements interviennent sur le mode du subventionnement et cinq d’entre eux ont également une politique de conventionnement avec les compagnies. Parmi les départements ayant répondu à l’enquête, on relève dans quatre cas une délégation à un opérateur départemental : Bas-Rhin et Haut-Rhin avec les missions d’organisation du réseau régional, de diffusion, de formation et d’accueil de compagnies en résidence de l’Agence culturelle d’Alsace, Calvados avec l’intervention de l’ODACC pour une programmation épisodique en milieu rural, Gironde avec le dispositif permanent de diffusion sous chapiteau de l’IDDAC.

Selon l’enquête, cinq départements ont intégré le cirque dans leur Schéma de développement des enseignements artistiques. L’étude d’une trentaine de SDDEA apporte des informations complémentaires (cf. document spécifique en annexe). Si majoritairement, les Schémas prennent guère en compte en compte les arts de la piste, il convient néanmoins de relever pour certains schémas :

  • A minima, la prise en compte des arts de la piste dans les états des lieux. L’intégration des structures cirque dans les réseaux d’acteurs du schéma.
  • Diverses réflexions en cours dans les départements (études préliminaires, actions de préfiguration, etc…).
  • La structuration d’action d’éducation artistique autour des arts du cirque en milieu scolaire.
  • La mise en place d’offres de formation pluridisciplinaire (danse, théâtre, musique, cirque).
  • Dans quelques cas, l’éligibilité des écoles de cirque agréées aux aides financières prévues pour les établissements d’enseignement artistique.

Sur les trois dernières années, un budget d’investissement a été mobilisé en Ardèche pour la construction et l’équipement du Pôle cirque, dans le Calvados pour l’acquisition d’une bibliothèque- roulotte et d’équipements scéniques et le Territoire de Belfort pour l’achat d’un chapiteau. Le montant du budget de fonctionnement alloué spécifiquement aux arts du cirque par les 16 départements qui ont fait connaître leurs données financières s’élève à 1 095 190 € par an. Le montant moyen de l’enveloppe départementale est de 68 449 € dans un contexte qui est cependant marqué par de grandes disparités. Ainsi, ce budget est supérieur à 200 000 € dans deux départements (les deux qui disposent d’un pôle cirque) et inférieur à 25 000 € dans six départements.

Le montant moyen des aides est de :

  • 8 870 € pour les compagnies (30 compagnies soutenues)
  • 11 500 € pour les résidences (2 projets accompagnés)
  • 18 543 € pour les festivals cirque (16 festivals aidés)
  • 52 166 € pour les lieux cirque (6 structures concernées)

Il semble donc bien que leur accompagnement financier est sous-tendu par des logiques de choix plus que de saupoudrage. En 2006, les crédits DMDTS et DRAC alloués dans le domaine des arts du cirque pour l’aide aux compagnies, aux pôles cirques et autres lieux de production et de diffusion ainsi qu’aux festivals se sont élevés à 6 159 145 € (1). Une extrapolation à l’échelle de l’ensemble des départements de France des données recueillies à la faveur de la présente enquête permet de situer l’accompagnement financier des départements à hauteur de 4 762 000 €. Sur la base de modalités de soutien de nature équivalente, le volume global d’intervention des départements en faveur des arts du cirque soutient donc la comparaison avec l’engagement financier de l’Etat.

3 - Problématiques et difficultés liées à la mise en œuvre d'une politique départementale en faveur des arts du cirque relevées lors de l'enquête

· Equipement culturel du territoire

  • Salles et espaces extérieurs inadaptés à l’accueil de projet cirque en milieu rural comme en milieu urbain (cf. la Région Ile de France)
  • Rareté de lieux de diffusion adaptés
  • Insuffisance des lieux de travail pour les équipes artistiques
  • Faible densité du tissu d’acteurs présents sur les territoires (peu de compagnies, peu de cirque dans les programmations et festivals rares)

· Travail en réseau

  • Eloignement géographique de certains centres régionaux dédiés aux arts du cirque
  • Difficultés à conjuguer les contraintes des différents lieux potentiels avec l’accueil de projets impliquant des équipes circassiennes

· Place et présence artistiques

  • Faiblesses de la création circassienne au plan local
  • Absence de compagnies à rayonnement inter-régional ou national implantées dans le territoire
  • Déficit de reconnaissance des compagnies présentes sur le territoire en dépit parfois de leur notoriété nationale voire internationale
  • L’accueil en résidence longue de compagnies professionnelles pourrait être la nature à créer une dynamique

· Financement

  • Besoin d’élargir la prise en compte du cirque par une intégration aux dispositifs de soutien prévus pour les autres arts de la scène
  • Problèmes de pérennisation des moyens financiers
  • Manque de moyens

· Enseignement et éducation artistiques

  • Pour les arts du cirque, manque d’un référentiel pédagogique sur l’enseignement initial
  • Besoin d’approfondir la sensibilisation du monde scolaire aux potentiels et ressources du milieu circassien

· Itinérance

  • Coût d’un chapiteau et ses répercussions sur le prix des spectacles
  • Territoire départemental trop petit pour faire l’objet d’implantation et de tournées régulières de compagnies avec chapiteaux

· Politique des collectivités locales et des lieux de diffusion

  • Engagement des villes et des centres culturels sur les projets « cirque » reste ponctuel et/ ou centré sur l’événementiel
  • Diffusion du cirque contemporain en salle ou dans les rues reste limitée
  • Fragilité de la place des arts du cirque dans les projets artistiques et culturels des lieux (remise en cause d’une orientation avec le départ d’un directeur)

4 - Synthèse des constats et des perspectives d'approfondissement des interventions départementales

L’enquête dessine des tendances de fond :

  • Une prédominance du secteur événementiel qui a pour corollaire un équipement en lieux à dominante arts de la piste encore assez ténu et un tissu artistique dont l’ampleur est limitée
  • Des outils de soutien à la création ou à la diffusion (résidences, dispositifs d’itinérance, etc) totalement absents dans un certain nombre de départements.
  • Une formation des amateurs et des actions en milieu scolaire qui sont assurées dans la grande majorité des départements.
  • Une place quasi inexistante du cirque dans les enseignements artistiques spécialisés.
  • Des niveaux d’intervention contrastés selon les départements avec une difficulté à objectiver l’écart des investissements respectifs en faveur des arts du cirque par la plus ou moins grande présence d’acteurs circassiens sur le territoire ou par des priorités de politiques publiques.
  • La mobilisation d’un volume global de moyens financiers qui reste en deçà des budgets alloués par d’autres partenaires mais dont la structure témoigne d’engagements volontaristes et de choix effectifs.

Un travail de réflexion serait à mener plus particulièrement sur les problématiques suivantes :

  • Comment mieux intégrer les arts du cirque dans les politiques culturelles sans les fétichiser mais en se donnant les moyens d’aider à leur développement ?
  • Quelle place pour les pôles cirque et autres lieux de production et de diffusion dédiés dans les réseaux d’équipement des départements sachant qu’ils ont tous des missions territoriales. Comment mieux aborder leurs fonctions interdépartementales lorsque leurs actions rayonnent sur un large territoire ?
  • Réintroduire les arts de cirque dans les Schémas départementaux des enseignements artistiques en s’attachant à l’identification les difficultés, les leviers et stratégies.L
  • e renforcement de la densité des opérateurs présents dans les territoires par des politiques d’accompagnement ou de résidences, d’expérimentation, d’aide aux compagnies (et avec inversement, la question de la reconnaissance des Départements en tant que partenaire par les compagnies du cirque).
  • La structuration des partenariats sur le périmètre de territoires de projet (notion d’action en réseau)
  • la prise en compte de la dimension internationale

Helga SOBOTA, Directrice de la Culture, Conseil général de l'Ardèche

(1) Dernières données de synthèse accessibles sur le site de HorsLesMurs

 

Flash

PROFIL CHARGÉ(E) DE MISSION ORGANISATION DES ASSISES 2019

La FNADAC recherche un(e) chargé(e) de mission auto entrepreneur en capacité d’accompagner le montage de ses rencontres professionnelles en termes administratif et communicationnel.

Un contrat pour les missions suivantes serait proposé :

Contrat forfaitaire de janvier à novembre 2019 : préparation des Assises nationales des DAC – Rennes, 10 et 11 octobre 2019.

Assurer le suivi du montage des 5ème Assises Nationales des DAC organisées par la FNADAC en lien avec la Présidente de la FNADAC et en partenariat avec le groupe technique en charge de l’aspect logistique et technique basé en Bretagne, avec le groupe de pilotage composé de membres du CA de la FNADAC (Paris) et l’Observatoire des Politiques Culturelles (Grenoble).

Lieu des assises : Rennes, octobre 2019. Les dernières Assises nationales de DAC ont réuni plus de 500 participants en 2017.

Détails des missions :

* Le ou la chargée de mission aura en charge la gestion administrative et en partie technique des rencontres :

- interface administrative avec les intervenants (réservation des billets de transports, hôtels, taxis…).

- recherche de prestataires / éventuellement demande de devis, suivi prestataires (lieux, traiteurs, prestataires techniques / logistiques) en lien direct avec le groupe technique.

- prévoir et organiser la présence des différents intervenants en lien avec nos partenaires

- gestion opérationnelle des partenariats

- présence terrain lors de la manifestation (accueil, émargement, signalétique…), participation au suivi et mise en place des dispositifs logistiques

- coordonner le recueil de la « matière » utile au déroulé des assises (supports numériques et papiers…), veille documentaire autour des politiques publiques, relevé de bonnes pratiques, recueil des éléments des associations adhérentes.

- constitution d’un serveur accessible aux membres du comité de pilotage dès 2019 et archivage systématique des documents et du travail produits pour constitution d’une base de savoirs faire et d’archives en vue des prochaines éditions.

- A l’issue des Assises, rédaction du bilan, analyse de la fréquentation et coordination de la réalisation d’actes papiers ou numériques.

  • Le ou la chargée de mission participera également à la construction du contenu et des modalités interactives de fonctionnement des Assises. Sur ce dernier point en particulier, il pourra avoir une fonction d’éclaireur et de veille afin de renseigner le comité de pilotage sur des modalités d’animations innovantes.
  • Le ou la chargé(e) de mission aura en charge la partie communication de l’événement :

- relations publiques

- coordination des invitations et réservations

- conception, rédaction et diffusion du dossier de presse et des communiqués de presse en lien direct avec le comité de pilotage. Couverture médiatique de l’événement.

- coordination de tous les supports de communication - travail au développement des outils numériques : alimentation, mise à jour du site internet et mise en place et suivi d’une stratégie sur les réseaux sociaux, diffusion de l’information.

  • Le ou la chargée de de mission pourra aussi se voir attribuer des taches relevant de la vie courante de la fédération : préparation de CA, comptes rendus, organisation de rendez-vous.

Sur ce dernier point, dans le cadre de la professionnalisation de la fédération, le chargé de mission pourra se voir proposer une prolongation de son contrat au-delà de la date des assises afin d’aider la fédération dans sa structuration (missions de secrétariat, communication, recherche de partenariat, animation de la vie de la fédération, organisation de rencontres, etc).

La mise en œuvre des missions sera réalisée en lien direct avec le Président de la FNADAC et le comité de pilotage des rencontres professionnelles de l’association.

Compétences attendues :

- Aisance rédactionnelle

- maîtrise de l’outil informatique

- bonne connaissance des réseaux sociaux et du web

- assistance au montage et à la gestion de projet

- élaboration de dossiers de demandes de sponsoring et subventions

Savoir-faire :

  • Grande autonomie dans le travail
  • Anticipation
  • Capacité à alerter et rendre compte
  • Capacité à mener un projet dans un délai contraint
  • Initiative, réactivité et sens des priorités

Savoir être :

- fortes compétences relationnelles

- Capacité à fédérer et à gérer la multiplicité de partenaires et les différents niveaux d’information des partenaires et groupes de travail.

- diplomatie

Présence physique : 

Participation au comité de pilotage des assises, quelques CA de la FNADAC (Paris), présence lors des événements (frais de déplacement prise en charge en sus)

Condition de rémunération : auto entrepreneur sur forfait global payable au mois

11 mois de contrat forfaitaire payables sur factures réglementaires.

Critère de choix du candidat par la FNADAC : compétences/expérience/ montant forfaitaire proposé sur devis

DATE LIMITE DES CANDIDATURES : 10 DECEMBRE 2018

Les candidatures sont à envoyer par mail aux deux adresses mails suivantes : deborah.copel@gmail.com

et carole.ziem@gmail.com avant le 11 décembre. Des entretiens auront lieu à Paris le 13 décembre (la date sera confirmée directement aux candidats retenus).

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